(Une très belle aquarelle d' ALAIN MARC )
...pour extraire l' huile la plus précieuse du Maroc, l' huile d' argan !
Tirée des noix de l' arganier, cet arbre épineux qui pousse uniquement près d' Agadir et d' Essaouira, appelé aussi « arbre à chèvres », l' huile d' argan est une huile 100% bio, aux mille vertus.
De couleur miel, elle est gorgée d' acides gras essentiels -Oméga 3, Oméga 6- et de vitamines E qui combattent le dessèchement de la peau ainsi que son vieillissement prématuré.
Elle a donc toujours été utilisée par les femmes berbères pour ses propriétés cosmétiques exceptionnelles.
L' huile alimentaire, elle, nécessite une torréfaction des amandes, ce qui lui donne un succulent petit goût de noisette.
J' ai visité une fabrique, à la sortie d' Essaouira. Des femmes assises à même le sol, à peine protégées du soleil par une tonnelle verdoyante...Une répartition du travail très rigoureuse...
Un travail harassant, en fait. Une femme qui dépulpe les fruits, une autre qui casse les noix avec un simple caillou, une autre encore qui retire les amandes, pour les confier à une consoeur qui va les griller et les remettre à la dernière femme de la chaîne, celle qui va les presser sur une petite meule de pierre. De l' artisanat pur et dur, entièrement réalisé à la main ! Dix heures de travail pour obtenir seulement 1 litre d' huile et pour lequel il aura fallu la production de 6 à 7 arbres !
La petite recette miraculeuse : deux cuillerées à jeun chaque matin, me permettrait de retrouver, paraît-il, la taille de guêpe de mes vingt ans.
Alors, avec ce nouveau régime...plus de rides, des ongles raffermis, une peau éclatante et en plus une taille de guêpe...faudrait vraiment être folle pour ne pas essayer !!!
Publié par little stella à 11:15:29 dans Radio médina | Commentaires (4) | Permaliens
Mon entrepreneur...( c' est comme ça qu' on appelle ici un « maître d' oeuvre» )... est un homme peu banal.
Grand, la quarantaine bien sonnée, il a décidé de me mettre sous son aile protectrice...
- Si on frappe li souar, toi appeler moi...Ti as li nouméro sour li portable...Ahmed il arrive même la nouit, ti appelles et j'y viens ti d' souite...moua à 1OO mètres !
- Merci Ahmed ( c' est fou comme les prénoms marocains sont variés. Je connais un autre Ahmed...vous savez...le pétoman du gosier au minibus gris métallisé...) C' est gentil, j' y penserai...ça va ? Toujours beaucoup de travail ?
- Çi va medam...Moua, l' autri simaine, li coulou...la flam...la flam...ouh...ouh... !
Puis il se plia de douleur.
Mes neurônes se sont activés ...mais non, je ne voyais pas. Li coulou ? La flam ? Par quel bout associer ces quatre mots ? J' comprenais rien.
Devant mon air ahuri, mon interlocuteur se mit à se masser le ventre tout en répétant sur un ton de plus en plus plaintif...la flam...la flam !
Et là, eurêka !
- Le côlon ! Vous avez eu mal au ventre et ça brûlait, c' est ça ?
- Çi ça...li côlon...ouh...ouh...
- Vous vous êtes bien soigné ? Vous prenez des médicaments ?
- Seulement di jus, noir, blanc...di frouit di vin...
Ma tête allait exploser. J' avais hâte de terminer au plus vite mais par politesse, je poursuivis...
- Le fruit du vin ? Ah...oui, le raisin !!
- Çi ça...li raisin...blanc...seulement li blanc ! Tri bon pour Ahmed...Fini li mal !
- Tant mieux, faîtes attention à ce que vous mangez...On se revoit bientôt ? Je dois faire une course en ville... »
Il me tendit la main et partit. OUF !!
Je n' avais même pas eu l' impression de l' avoir expédié un peu trop vite. J' étais libérée !
Et vous, qu' auriez-vous fait à ma place ?
Lui expliquer qu' il souffrait en fait d' une colite pseudo-membraneuse et d' une inflammation très sévère du côlon due à une infection à Clostridium difficile ? Que le traitement devait faire appel au métronidazole ou bien, en milieu hospitalier, à la vancomycine ?
Moi, j' ai préféré tout arrêter sur le jus de raisin. Pas envie d' avoir des pépins !!!!
Publié par little stella à 01:52:03 dans Radio médina | Commentaires (4) | Permaliens
Une place que j' aime traverser au cœur de la médina...
Promenez votre œil sur les tapis, les lanternes, et fixez-le au centre de ma photo.
L' arbre que vous observez maintenant, est un « Phytolacca Dioïca », vulgairement connu sous le nom de... « Caoutchouc Géant ».
On le retrouve un peu partout en Essaouira ; il peut prendre des hauteurs impressionnantes, plus de vingt mètres.
Il suscite un sentiment profond d' admiration, d' émotion et de curiosité.
Magique ou maléfique, on vient toujours le visiter. Il fait partie des souvenirs historiques et légendaires. Car cet arbre, planté les premières années de la fondation de la ville, aurait environ 24O ans !
Sa résistance aux intempéries, aux grandes sècheresses, n' est plus à prouver. Son feuillage touffu s' étale comme un immense parapluie. Il peut posséder des troncs multiples et au mois de mai, ses grappes de fleurs blanches suscitent, paraît-il, un véritable émerveillement.
J' ai hâte de le voir dans son plus bel apparat, cet arbre remarquable, qui faisait écrire à Yves Bonnefoy...
« Passant, regarde ce grand arbre et à travers lui, il peut suffire...l' arbre des rues, c' est toute la nature, tout le ciel, l' oiseau s' y pose, le vent y bouge, le soleil y dit le même espoir... »
Publié par little stella à 00:44:39 dans Radio médina | Commentaires (2) | Permaliens

Voilà ce que l' on peut voir très couramment , en flânant dans les rues de la médina. Je ne m' en lasse pas.
Essaouira, « la bien dessinée », attire de nombreux artistes en tout genre : décorateurs, stylistes, peintres, musiciens, cinéastes, écrivains.
C'est ici que Saint Exupéry est venu écrire « Le Petit Prince » , qu' Ernest Hemingway avait fait sa tanière, qu' André Verneuil tourna, en 1963, « 100 000 dollars au soleil », que Paolo Pasolini filma...... « Œdipe-roi », en 1967.
J' ai oublié de citer encore Fernandel avec son « Alibaba et les quarante voleurs », qui remonte à 1954, et Marco Ferreri, ce cinéaste italien tellement fan de cette cité qu' il y séjourna très souvent.
Orson Welles, lui, y a réalisé, pendant plus d' un an, son fameux « Othello ».
Pour la petite histoire...Son budget était si restreint et les figurants si nombreux, que les armures avaient été confectionnées par les souiri, dans des boîtes de sardines dont la ville était grande productrice.
Mais l' incontournable figure mythique et de loin, reste Jimi Hendrix ! Tout le monde en parle et surtout les chauffeurs de taxis...publicité oblige !
Dans les années 60 et 70, la déferlante hippie atteignit la cité de plein fouet et aujourd' hui encore, l' esprit « baba-cool » perdure.
Peace and love...sea, sex and sun !!
Publié par little stella à 16:55:25 dans Radio médina | Commentaires (6) | Permaliens
Depuis quand n' avez-vous pas écossé de petits pois ?
En ce qui me concerne, ça doit bien faire au moins quarante ans !!!
Je me souviens des gestes réguliers de ma grand-mère...ouvrir les cosses, y promener son pouce, extraire une à une ces petites boules vertes qui faisaient partie de mes joies d' enfant.
Je les goûtais. Certaines étaient douces, d' autres moins...
Adulte, il fallait toujours viser le gain de temps. Alors recours systématique aux conserves, en boîte, en verre...toujours et encore.
Ici, au coin de ma rue, un maraîcher ambulant. Les productions de printemps abondent dans sa charrette...petits pois, fèves, carottes, quenelles de pommes de terre, artichauds, asperges, fenouils..
Je lui dois le retour à ma cocotte-minute et le réveil de mon palais tant la jardinière de petits légumes frais m' émerveille encore .
Me reste plus qu' à retrouver les bons mouvements du poignet pour réussir la mayonnaise, ce à quoi je vais m' appliquer au plus vite, vous l' avez compris.
Ne riez pas, s' il vous plaît...
Vous parler, en ce dimanche matin, de petits légumes...oui, je sais, ça fait un peu "Mère Michelle" !
Mais bon, mon chat à moi n' est pas perdu, pour la bonne raison que je n' en ai pas.
Ni de tablier de cuisine d' ailleurs. Un sacré manque dans mon armoire comme vous voyez.
Mais en vérité, pour cuisiner, le tablier n' est pas nécessaire.
Suffit de regarder nos ténors de la politique française.
Notre belle Ségolène préfère afficher ses tailleurs satinés et notre cher Nicolas reste l' éternel adepte du costume-cravate.
Ce qui ne les empêche pas d' être créatifs. Ils en inventent des recettes !!!!
Sucrées en promesses, salées pour notre porte-monnaie de contribuable ...
L' indigestion nous guette tandis que mes petits légumes à moi restent inoffensifs, je vous assure.
Alors...à vos courses !!
Publié par little stella à 10:15:40 dans Radio médina | Commentaires (0) | Permaliens
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