( Un dessin de Fanch Ar Ruz)
« Beethoven »...dans le cas où vous ne le sauriez pas encore, c' est le nom de ce boîtier anti-jeunes .
Oui, vous avez bien lu « anti-jeunes » !
Bruits sous une fenêtre, rassemblements suspects, et hop, on le branche...
Non mais...On ne va pas se laisser embêter par ces jeunes c... !
Et puis tenez, pourquoi ne pas créer bientôt le boîtier anti-vieilles pour toutes ces piplettes qui nous saoûlent de bavardages dans les transports publics ou dans les files d' attente aux caisses , hein ?
Et pour les handicapés aussi, pourquoi pas, pour les SDF, pour les gens du voyage, les mendiants...plein de petits beethov , juste de quoi leur détraquer les tympans et leur flanquer de bonnes migraines, sympa non ??
L' Homo Horribilis règne sur terre mesdames-messieurs, meDmoiZelles.
Vous pouvez le croiser partout, de jour comme de nuit, debout ou à quatre pattes d' ailleurs selon ses stratégies de chasse. Signe de reconnaissance : son beethov à la boutonnière.
Usez de votre séduction, traquez-le à mort jusqu' à extinction de la race et surtout n' oubliez pas de piétiner son p...de boîtier de m... !
Non...mais...on ne va quand même pas se laisser embêter par ces primates !
Une bonne nouvelle : des policiers viennent d' interdire ce boîtier dans les Côtes d' Armor .
Tiens, tiens, policiers contre primates, même en mai 68 on n' avait pas vu ça !
Y' a pas à dire, on vit une époque formidable...
Publié par little stella à 02:43:00 dans Interdépendance | Commentaires (5) | Permaliens

Laissez parler
Les sans papiers
A l' occasion
Faut pas êt' con
Puissent-ils un soir
Garder espoir
Pour mieux rêver...
Laissez crier
Les sans papiers
Sauvez leurs vies
De la chienlit
Qu' un soir ils puissent
Au fond d' un lit
Se réchauffer.
Un peu d' amour
Tout en velours
Et d'esthétique
Dans nos critiques
C' est du chagrin
D' les voir au loin
Pour très longtemps.
Laissez glisser
Aux sans papiers
Vos sentiments
Réconfortants
Ça impressionne
D' en faire des tonnes
C' est pas du vent...
Machin, machine
De leurs trombines
Faut pas s' moquer
Ni rigoler
Celui qui touche
A leurs minouches
Est moitié fou.
C' est pas brillant
Ce bataclan
Faut arrêter
De s' la jouer
Faut pas qu' ils meurent
Dans leur malheur
Ni qu' on s' en foute...
Laissez parler...
(En solidarité, ce remake à ma façon des "p'tits papiers"
de Serge Gainsbourg. N' aurait pas été contre je crois...)
Publié par little stella à 21:34:22 dans Interdépendance | Commentaires (7) | Permaliens

Une étoile est tombée du ciel
Simplement pour notre salut,
Pareille à un ange élu
Venu pour nous mettre en éveil.
N' avez-vous jamais réfléchi
Aux mystères de cette vie ?
Vous qui vous croyez esseulés
Dans cette immense galaxie,
Levez le nez de votre nuit
Et contemplez la Voie Lactée.
N' avez-vous jamais réfléchi
Aux messages de l' Infini ?
Descendez de vos nuages
Allez au fond de votre cœur,
Jusqu' à votre enfant intérieur
Celui qui sait, qui soulage...
N' avez-vous jamais réfléchi
Aux raisons d' une litanie ?
N' entretenez pas vos conflits
Ils se perdront dans l' Univers,
Dans ses trous noirs et ses revers
C' est l' étoile qui me l' a dit !
Solange Arcamone
(Publié aussi sur "La Passion des Poèmes"
ici dans mon blogroll)
Publié par little stella à 00:36:16 dans Interdépendance | Commentaires (6) | Permaliens

...sans famille, sans travail, sans amour, perdus, brûlés...
« Nous sommes tous appelés à partir de chez nous, nous entendons tous l' appel du large, l' appel des profondeurs, les voix de l' étranger qui nous habite, le besoin de quitter la terre natale, parce que souvent, elle n' est pas assez riche, assez aimante, assez généreuse pour nous garder auprès d' elle.
Alors partons, voguons sur les mers jusqu' à l' extinction de la plus petite lumière que porte l' âme d' un être, qu' il soit d' ici ou d' ailleurs, qu' il soit un homme de Bien ou un être égaré possédé par le Mal, nous suivrons cette ultime lumière, si mince, si fine soit-elle, peut-être que d' elle jaillira la beauté du monde, celle qui mettra fin à la douleur du monde. »
Tahar Ben Jelloun : « Partir » 2006
(Et quand la liberté devient un...métier pour certains...)
Publié par little stella à 20:34:03 dans Interdépendance | Commentaires (0) | Permaliens

Toi, le S D F aux mains tremblantes
Au visage mal rasé, mal soigné,
Aux yeux dévorant mille et un manques
Qu' as-tu fait, dis, pour vivre mal aimé ?
T' as perdu ton job, ta femme s' est tirée ?
Est-ce ton long parcours de misère
Qui, un matin, t' a mis sur le pavé ?
Tu ne dis rien, tu bois, et tu erres...
Tu te caches derrière ton litron,
Oui... tu pleures, tu crèves la dalle
Maudissant tous les passants, tous ces cons
Sans étoiles au cœur, qui te jugent mal...
Tu fais le pas...le tour des asiles
Just' une nuit pour déposer ton sac.
Mais le matin, à nouveau la ville,
Les parkings, les arrêts de bus, ressac
De solitude, t' as plus d' allure
Tu cherches les mégots, tu les fumes
Et tu craches toute cette ordure
Qui t' a laissé froid sur le bitume...
Toi, le S D F aux mains souffrantes,
Abandonnées, gercées, pelées, raidies,
Tu ne pleur' plus...Tu souris aux anges
De la mort, à leur foutu paradis...
- Adieu...frère !
Solange Arcamone
Publié par little stella à 20:13:04 dans Interdépendance | Commentaires (4) | Permaliens
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