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Lettres de coeur

depuis Mogador

Il était une fois... ma route | 20 décembre 2006

                        
                

                     De nouvelles senteurs, d' autres couleurs...
Avec ce décor, j' ai l' impression de faire moi aussi partie d' une étrange caravane...
Une renaissance en quelque sorte et au ciel, mes cousines obtempèrent. C' est pour très bientôt...mes sacs sont prêts.
Une crèche à dénicher, à blanchir, avec si possible quelques humains, toutes couleurs
confondues.
Le bœuf et l' âne, je vais bel et bien les retrouver puisque je vais traverser la Méditerranée, direction le Maroc, pour une escale prolongée à Essaouira.
Je n' attends pas de cadeaux extraordinaires. Que mes rois mages ne se ruinent pas !
Un peu de chaleur suffira à équilibrer mon chemin...
Quelques semaines me seront nécessaires cependant pour prendre mes repères.
Puis, des nouvelles vous arriveront vite, je l' espère, chers amis, dès que les anges invisibles d' Internet se montreront plus cléments.
On dit qu' IL est Grand...alors je ne me sens pas abandonnée.

                                                                    Je vous embrasse...

                                                                                          A très bientôt !


 

Publié par little stella à 00:04:31 dans Impermanence | Commentaires (33) |

Brillez sapins ! | 17 décembre 2006

                        


               Oh...quand j' entends chanter Noël
                J' aime revoir mes joies d' enfant...


...les joujoux que mon père avait fabriqués en secret dans la buanderie, le papier chiffonné de la crèche qui allait naître sous mes doigts, les petits moutons que je comptais et recomptais chaque année, le sapin aux étoiles lumineuses, les dattes farcies que ma mère préparait et...cette pèlerine noire qui m' avait drapée pour mon premier rôle théâtral.
Le berger provençal qui déclamait... « Bonnes gens, je vais vous raconter Noël...oui, je sais, vous connaissez l' histoire... » c'était moi !
Personne ne m' avait reconnue, sous mon vieux chapeau.
Une grande barbe blanche dévorait la moitié de mon visage et m' étouffait. Quant au fond de teint maladroitement étalé, il me donnait une vraie peau de cire qui devait briller à cent lieues.
Les longues heures de répétition m' avaient forgé une foi à toute épreuve mais je n' étais pas dupe.
Je devais présenter Joseph, Marie et l' enfant Jésus, à une assemblée bigarrée, à demi-crédule qui, sitôt le spectacle terminé, se jetterait sur des tables bien garnies. Je le savais déjà.
Décalage de Noël...le ronron des bonnes consciences et la réalité toute crue : les interminables goinfreries qui allaient tenir les chaumières éveillées une bonne partie de la nuit.
Personne ne m' avait reconnue, avec mon dos courbé et ma vieille canne, mais j' avais compris que la vie avait deux visages : celui que l' on montre et celui que l' on cache.
J'avais raconté une belle histoire, rien de plus. Des mots, rien que des mots accrochés au timbre de ma voix. On m' avait écoutée et on allait m' oublier !
Impermanence des situations et des vérités, faux-semblants de l' existence...
Brillez sapins, sonnez clochettes, votre éclat ne dure que quelques jours alors que moi, cette histoire n'a jamais cessé de me turlupiner.
Il y a des questionnements qui arrivent bizarrement...
Le mien aura commencé un soir de Noël, sur une petite scène surchauffée, dans un tout petit rôle.


 

Publié par little stella à 00:20:51 dans Impermanence | Commentaires (10) |

Humain, humain, humain... | 22 novembre 2006

               



J' sais pas comment appeler cet homme.
Maître ? non, il n' aimerait pas. Professeur ? non plus, trop académique, trop distant.
Je ne lui donnerai donc pas de titre. Il a un prénom et au fond, ça suffit amplement.
Je connais Patrice depuis dix ans.
Je l' ai rencontré dans un journal gratuit, « le 73 », à travers une annonce très simple mais qui comportait un mot majeur : âme.
Une annonce qui m' avait sauté aux yeux, comme si elle m' attendait depuis longtemps.
Ma vie à l' époque s' était un peu compliquée. Je vivais en union libre et je sentais bien que cette nouvelle voie me mènerait encore à une impasse.
J' étais en quête de sens. La respiration me manquait souvent...j' étouffais.
L' approche de la « psychosophie » allait m' ouvrir un ciel inconnu.
Travail en groupe, échanges cartes sur table, re-définition de mots galvaudés comme... amour, partage, équilibre, acceptation, conscience, énergie, responsabilité.
Pas de nouvelle religion, ni d' endoctrinement. Rien que de l' Humain au service de l' humain, dans une seule dimension temporelle : ici et maintenant.
Enthousiaste, je suivais régulièrement les cours, me sentant bien à ma place.
Je découvrais la symbolique des douze travaux d' Hercule, la substantifique moëlle de l' enseignement de Jésus, les maximes de Bouddha, les influences zodiacales, la citoyenneté écologique, et même quelques recettes de cuisine végétarienne dont Patrice et quelques adeptes raffolaient !
Cette nouvelle sphère était devenue ma nouvelle famille. Une secte ?
Non, détrompez-vous. La tolérance, comme la liberté de pensée et d' expression ajustaient toutes nos dialectiques.
On donnait plutôt dans le dépoussiérage des idées reçues et la remise à neuf de nos trois corps : physique, émotionnel et mental.
Patrice...un érudit ? Un philosophe ? Un être de lumière ?
Un vrai vivant, tout simplement, rempli d' humour, de simplicité, de discernement, de compassion, un ami qui avait rallumé pour moi quelques étoiles, insufflé dans ma bouche de noyée, une incroyable force vitale et qui m' avait laissé la conviction que nous étions tous, mais tous sans exception, des être utiles et nécessaires sur cette fichue terre. Reconnaissance éternelle...
Hier soir, je suis allée le retrouver à Chambéry, pour sa conférence du mois de novembre.
En entrant dans l' amphi, j' ai trouvé un enseignant vieilli, alourdi, un p'tit peu moins en forme que d' habitude mais brillant tout de même, dans son exposé bâti sur le thème de « la compétition ».
Auditeurs en transe comme toujours, éclats de rire, recueillement, méditation collective et applaudissements !
Puis, Patrice a repris la parole, mais sur un ton plus grave...
« Une année de travail va se terminer. Que d' agitation dans les prochains jours avec les préparatifs de Noël...
Souvenez que c' est le contraire ! Que dans l' énergie du Sagittaire, IL S' AGIT DE SE TAIRE !!... De retrouver le silence intérieur, de rester attentif aux idées qui vont s' incarner lentement, à vos idées qui prendront forme en 2007, selon les orientations de vie que vous aurez choisies.
En ce qui me concerne, je n' ai pas encore arrêté les nouveaux sujets d' étude. Pour ceux qui ne le savent pas, je rappelle que ma compagne est morte le 3 septembre...Elle me manque, c' est dur, même si on est reliés...Elle m' a beaucoup aidé dans mes recherches...Je vais donc poursuivre...seul...Merci d'être ici...J' avancerai avec vous... »
Sur ces mots, il s' est retourné, a sorti une photo de sa poche, l' a regardée longuement...
Moi, j' ignorais tout et je venais d' apprendre le drame, là, en deux secondes.
Personne ne s' est levé. Tous les regards se sont fixés sur un homme abandonné à son chagrin, la tête baissée, le cœur en berne...Le doigt de Dieu l' avait touché à son point le plus faible.
Magnifique hommage rendu à Jocelyne...devant nous et avec nous ! Les minutes pesaient cependant, dans la gêne...Alors, quelques strapontins ont commencé à claquer, plusieurs personnes ont quitté la salle. D' autres, plus résistantes, ont attendu Patrice...
Je suis sortie à mon tour, mais je n' ai pas repris ma voiture tout de suite.
Il m' a fallu marcher un peu, dans la nuit noire et sous la pluie, pour dissiper l' émotion...qui m' étranglait.
Je venais de voir un chêne s' effondrer.






 

Publié par little stella à 11:44:25 dans Impermanence | Commentaires (6) |

Du courage comme s' il en pleuvait... | 30 octobre 2006




                                      



                                        Ne reste pas à pleurer devant ma tombe
                                        Je n' y suis pas, je n' y dors pas.
                                        Je suis un millier de vents qui soufflent:
                                        Je suis le scintillement du diamant sur la neige.
                                        Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr:
                                        Je suis la douce pluie d' automne.


                                        Quand tu t' éveilles dans le calme du matin,
                                        Je suis le prompt essor
                                        Qui lance vers le ciel où ils tournoient...
                                        les oiseaux silencieux.
                                        Je suis la douce étoile qui brille la nuit.
                                        Ne reste pas à te lamenter devant ma tombe.
                                        Je n' y suis pas: je ne suis pas mort.


                                        ( Un texte anonyme que je vous livre ce soir...
                                                      avec beaucoup d' émotion...J' en ferais bien mon épitaphe.) 





 

Publié par little stella à 20:34:33 dans Impermanence | Commentaires (8) |

WANTED | 17 septembre 2006

 



De quelle cité de cristal s' est-il échappé, de quel "lieu d' élection", de quel continent englouti ?


Atlante ou Lémurien, il a posé les pieds sur notre sol...Messager de Neptune, aura-t-il été soulevé par la houle de l' océan et emporté jusqu' aux limbes de l' Univers ?



                     QU'ON ME LE TROUVE !



Qu' on le cherche...au plus profond des gouffres, au plus haut des montagnes...
Et si ma foi, il avait rejoint le paradis, alors c' est à la porte de St Pierre que j' irais frapper !




                                         Little stella



               en libre inspiration sur une photo empruntée au blog de MELOMAN34


 

Publié par little stella à 08:11:25 dans Impermanence | Commentaires (9) |

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