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Lettres de coeur

depuis Mogador

Le progrès | 14 février 2006

"...Je regardai par le hublot. Je me dis que l' avion qui nous hébergeait représentait quatre siècles de progrès .

Nous avions beaucoup appris sur la manipulation des ressources terrestres. Combien de gens, combien de générations fallait-il pour créer la matière et l' intelligence nécessaires à l' existence de cet appareil ? Et combien passaient leur vie entière sur un seul menu détail technique, sans jamais lever la tête ? 

Un millier d' années plus tôt, nous vivions dans un monde où Dieu et la spiritualité humaine étaient définis clairement. Et nous l' avions perdu ou mieux encore, nous ne nous étions pas satisfaits de cette explication .

Nous avions envoyé nos explorateurs et, parce qu' ils étaient restés longtemps absents, nous nous étions laissés gagner par une préoccupation bien singulière, l' obsession du confort. Et le confort, nous l' avions !

Nous avions découvert des minerais qu' on pouvait allier entre eux et qui produisaient des tas de gadgets . Nous avions inventé des sources d' énergie, d' abord la vapeur, puis le gaz, l' électricité et la fission atomique. Nous avions industrialisé la production agricole, la fabrication des produits manufacturés et nous pouvions ainsi fabriquer des quantités considérables de biens matériels, rendant nécessaire l' existence d' énormes réseaux de distribution .

Le besoin de progrès était le moteur de toutes ces découvertes; l' individu recherchait la sécurité, en attendant de connaître la vérité . Nous avions décidé de créer les conditions d' une vie plus agréable pour nous et nos enfants, et en moins de quatre cents ans, nos préoccupations matérielles avaient permis de créer un monde où le confort pouvait être produit .

Le problème était que notre folle quête du confort avaient laissé les systèmes naturels de notre planète... pollués et au bord de l' effondrement.

               Il fallait absolument arrêter tout ça . "

            James Redfield dans "La prophétie des Andes"

Publié par little stella à 12:30:21 dans De l' Education | Commentaires (0) |

La honte ... | 11 février 2006





                Quand il part en cavale



                     C' est ma tête qui va mal



                     Quand le ciel est tout bleu



                     et que je le vois gris 



                     Puisque rien ne sourit



                     Au fond du coeur...



                                   il pleut !



                     Quand je m' endors le soir



                     et que mes rêves sont noirs



                     Je sais qu' il  n' est plus là...



                                   l' espoir !



 



                                                                                         Little stella



 

Publié par little stella à 10:20:47 dans De l' Education | Commentaires (0) |

La tête d' un monstre | 31 janvier 2006

Nous vivons une époque qui porte aux nues la moindre étoile de la chanson, et mésestime les maîtres du verbe .

Qui réduit les livres à leur valeur marchande, et les journaux à l' utilité d' emballage . De toute évidence, le désintérêt pour la langue tient à la primauté de l' image et du son .

Dès que ceux-ci purent être mis en conserve, l' écrit perdit peu à peu sa force intrinsèque, la durée, son caractère définitif et son prestige considérable . La lecture façonne l' intellect par un effort, réel à tout coup, pénible parfois .

Au rebours, " l' icône électronique" relève du registre fascinant, mais trouble, de l' instantané, de l' émotion puissante mais immédiate.

C' est pourquoi, pour plaire, le cinéma et la télévision privilégient d' ordinaire le facile, en donnant plus à sentir et moins à penser, plus à admirer et moins à réfléchir.

Mais à force de ne plus abîmer ses yeux en lisant, de ne plus savoir analyser les textes, de ne plus prendre de recul par rapport à la chose vue ou entendue, nous risquons de ne plus pouvoir introduire la conscience dans l' appréciation des oeuvres, le discernement des choses, le jugement des réalités .

Et à force de scruter le petit écran qui émousse notre faculté d' attention, nous usons davantage le lobe gauche du cerveau, qui serait "passif", donc dédié à l' audiovisuel, et nettement moins le lobe droit, qui serait lui, "hyperactif", donc voué à la lecture réflexive .

De la sorte, nous déformerons complètement le crâne, qui, par l' usage intensif et différencié de ses deux moitiés, enflera énormément d' un côté, tandis qu' il rapetissera autant de l' autre côté .

Nous aurons alors la tête d' un monstre, inconnu jusqu' à présent: 

 le téléoïde, idiot et odieux visuel .

 

                                        Alfred Gilder. (Et si l' on parlait français ?)

Publié par little stella à 22:45:10 dans De l' Education | Commentaires (0) |

Sous la même lumière... | 30 janvier 2006

                                O Terre...

             dans ta course immense et magnifique

             l' Amérique et l' Europe et l' Asie et l' Afrique

             se présentent aux feux du soleil tour à tour."

                                                  ( Victor Hugo )

Publié par little stella à 18:33:46 dans De l' Education | Commentaires (0) |

"Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?" | 30 janvier 2006

                   Matière à réflexion ...

" Lorsque les pères s' habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu' ils ne reconnaissent plus au-dessus d' eux l' autorité de rien et de personne, alors c' est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie. "

                Qui a osé tenir ces propos ?...

( C' est en 35O avant J.C....PLATON dans son dialogue sur La République !)

                              Solange Arcamone

Publié par little stella à 12:31:51 dans De l' Education | Commentaires (2) |

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