
Elle est là, comme un grand déversoir de peines,
Oiseau diurne, oiseau de nuit, elle plane
Sur nos cimes d' incertitudes, nos haines,
Nos pleurs contenus, nos tristesses malsaines.
Rien ne l' effraie, pas même nos cris qu' elle glane
Au gré des douleurs pures, longues et pleines...
Elle est là, comme un touchant déversoir de joies,
Papillon libre, papillon d' un sceau de roi,
Qui s' en va butinant les fleurs de nos années
Pour qu' au soir de nos vies, le suc bien récolté
Nous maintienne en jouvence jusqu' à trépas,
Loin des rumeurs hostil' que nous n' entendrons pas.
Elle est là, comme un haut déversoir de beautés,
Ephémère de nos âmes en fantaisie
Voguant sur les mots de nos rives lyriques...
Cet art qu' on dit le plus beau, joue de la métrique
Et s' épanouit en toute tranquillité,
Oui, vous l' avez pressenti...c' est La Poésie !
Solange Arcamone
Publié par little stella à 11:46:38 dans Bonheur | Commentaires (10) | Permaliens
Messieurs...
ne me dîtes pas que ces pieds ne sont pas excitants, je ne vous croirais pas !!
Moi, je les trouve...hum...sexy...a-do-ra-bles ...
De l' art , de la séduction pure et de l' imagination pour un graphisme incomparable.
Une technique à la seringue aujourd' hui, qui remplace le mince bâton effilé d' autrefois...
Le henné, signe de bonne chance, participe à toutes les fêtes, toutes les cérémonies, mariages comme baptêmes.
Une tradition plus qu' ancestrale... au Proche-Orient, en Iran, en Inde Occidentale ou en Chine.
Savez-vous qu' on en a retrouvé sur la momie de Ramsès II ?
En Afrique, il est cultivé dans le Maghreb, au Sénégal et au Mali.
Il est récolté en abondance, au Maroc, dans la région d' Azzemour.
Sa pâtes onctueuse est obtenue par la réduction en poudre des feuilles de henné, à laquelle on ajoute de l' eau de rose ou de l' eau ordinaire.
Les femmes en font un grand usage pour teindre leurs cheveux, leurs mains, leurs pieds.
Les plus exigeantes ont recours aux « tatoueuses », véritables artistes...
Les scènes de tatouage peuvent se rencontrer partout, ici, à Essaouira. En médina comme au bord de la plage.
Il encourt un séchage de deux heures environ, les pieds et les mains en éventail .
Une attente trop longue pour moi, surtout si le vent de sable se lève !
Publié par little stella à 11:32:32 dans Radio médina | Commentaires (4) | Permaliens
Contez-moi ...
...les rumeurs du monde, les folies de vos rêves, vos choses inavouables, vos audaces et vos enfers...
Contez-moi... vos espoirs, vos soupirs, vos joies...mais n' oubliez pas d' y mettre votre tendresse.
Pour que la vôtre à la mienne mêlée, devienne le brasier de nos retrouvailles et le chant de notre poésie.
A tous, très bonne journée printanière, comme le sera la mienne, puisque c' est mon anniversaire !
Publié par little stella à 09:41:24 dans Intimité | Commentaires (14) | Permaliens
Femme ovoïde...
sous tes voiles se cache ton mystère et tes yeux cernés de khôl, ne dévoilent rien.
Que la lumière intense qui t' a vue naître, que la lumière que tu irradies autour de toi.
J' aime imaginer ton visage et ta silhouette captive...sous le savant drapage de toile qui fait de toi, l' inconnue des rues et des places.
Que personne ne te suive, tu aurais bien vite fait de perdre l' audacieux dans le labyrinthe de la médina.
Que personne ne t' aborde, tu aurais bien vite fait de remonter ton voile, de baisser les yeux, et de disparaître.
Femme en vie....mais femme de vent...
Publié par little stella à 22:10:41 dans Radio médina | Commentaires (12) | Permaliens

Toi...du plus haut des montagnes
Au plus profond des océans,
J' irai sans repos te chercher.
Et le temps deviendra mon bagne
Si d' amour-propre, au néant,
Je décidais de te laisser.
Mon Dieu, quel blasphème, vraiment,
Ce désir brûlant de baisers,
Baisers qui mordent, baisers fous,
Baisers qui lèchent, si contents
D' abuser et puis d' apaiser
Mes lèvres, mon cœur, ses remous...
Quel outrage d' abandonner
Mon corps si rempli de tendresse
Sitôt l' ouvrage commencé...
Est-ce mon serment de t' aimer
Plein de stupide maladresse
Qui t' a rendu écervelé ?
Comment guetter l' oiseau des bois
La nouvelle fleur, si gracile,
Comment trouver la vie facile
Avec dans l' âme, tant d' émois...
Car, sous tes baisers que j' adore
Aurais-je rencontré la mort ?
Solange Arcamone
Publié par little stella à 00:53:38 dans Intimité | Commentaires (16) | Permaliens
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