
...de Jacques Henner
Elle s' est installée confortablement, son corps nu baignant dans une douce lumière.
Sous elle, la caresse d' une couverture qu' elle ne remontera que très tard dans la soirée.
Il y a trop longtemps qu' elle voulait le commencer, ce livre, trop longtemps.
Elle ne fait déjà plus partie de ce monde, toute absorbée par les mots de la page.
Mots- révolte, mots- tendresse, mots- désir, mots- larme, mots-espoir, mots-pardon...
Un livre... et sa solitude est devenue un paradis !
Elle restera ainsi des heures, toute la nuit s' il le faut. Voilà sa manière à elle de fêter la nuit la plus longue de l' année, la nuit... du solstice d' hiver !
Noël correspond au solstice d' hiver. La date en fut fixée au IV siècle, afin de recouvrir la fête païenne célébrée lors de ce solstice, en l' honneur de la naissance du jeune soleil.
Un retour à la lumière que notre lectrice nous aura sensuellement rappelé.
Alors heureux solstice d' hiver à tous !
Publié par little stella à 00:25:08 dans Evocation | Commentaires (0) | Permaliens
Le doute des derniers moments, l' angoisse, l' inquiétude pour ses
vieux rennes...
le souci de la performance, l' envie de bien faire, le désir d' aller
vite, encore plus vite...
le Père-Noël 2007 n' y échappera pas !
N' en déplaise à nos clichés ...
Publié par little stella à 05:17:44 dans Instants donnés | Commentaires (0) | Permaliens
Cinq jours avec Kadhafi...

... en C D I avec Carla Bruni !
Quelques "couac" : - Elle a 13 cm de plus que lui
- Elle a voté Ségolène Royal
- Elle a pris parti contre la politique de l' immigration choisie !
L' amour sera donc toujours aveugle...
Ver de terre amoureux d' une étoile ?
Publié par little stella à 00:54:11 dans Démocratie | Commentaires (4) | Permaliens

Tout prochainement, dans trois jours exactement, le 21 décembre, presqu' en même temps que nos réjouissances de Noël... L' Aïd El Kebir !
Ce jour-là, j' éviterai de bronzer sur ma terrasse. Pas envie d' entendre les cris du sacrifice...
Des centaines de moutons égorgés, dépouillés, dépecés et ...mangés bien sûr !
Un rappel : L' Aïd el kebir signifie « la grande fête », une fête musulmane qui clôture la fin du pèlerinage à La Mecque.
On égorge le mouton le matin, après la prière, vers 8h 3O. Resterai au lit, moi...
Carotide coupée, le sang doit jaillir.
Le premier jour, on mange les abats et les côtelettes. Ensuite, la tête en couscous.
Certains commencent par l' épaule qui désossée, permet d' y lire l' avenir : tout concernant les récoltes, le bonheur des jeunes fille à marier... Finalement je préfère les cartes !
Ce qu' il y a de sûr, c' est qu' il faudra que je fasse des provisions car toutes les boutiques seront fermées durant plusieurs jours.
Pauvres moutons...pas à la fête eux ! Les traditions n' ont pas que du bon , mais nous français, nous avons aussi nos avatars : notre infâme foie gras qui martyrise des milliers d' oies et de canards et notre agneau pascal par exemple.
Il serait temps de devenir végétarienne, je crois...Mais je n'aurai pas beaucoup de mérite; le pays regorge de fruits et légumes incomparables !
(J' ai tout fait pour vous éviter une image sanguinaire...)
Publié par little stella à 11:03:14 dans Radio médina | Commentaires (13) | Permaliens

Une fois par semaine, c' est la longue marche en bordure des plages, avec des amies.
Le dimanche matin souvent, après avoir avalé un bon cocktail de jus d' oranges et de mandarines au Café de la Baie.
Pieds nus, panta court et casquette, le soleil déjà bien en place au-dessus de nos têtes.
Pas de coquillages sur les plages d' Essaouira. L' océan déverse ses déchets, ses bois flottés et ses algues...
Eternel mouvement de ressac, odeur marine qui nous comble d' iode.
Planchistes et wind-surfeurs s' adonnent à de périlleuses pirouettes tandis que quelques baigneurs téméraires luttent avec plaisir au milieu des rouleaux. Eau fraîche, bien trop fraîche pour moi , mais peu importe...
Pendant deux à trois heures, le visage balayé par des alizés tenaces mais vivifiants, nous avançons sur ce sable mouillé qui dessine ses ombres bleutées entre les vagues mourantes. Quelques chameliers attendent patiemment les touristes égarés pour les ramener à la civilisation, puis, plus rien.
Nos yeux se perdent à l' infini, entre les brumes du ciel, de la mer et des terres chaudes. Désertitude intemporelle, vide tangible... Là, nos bavardages s' arrêtent comme pour mieux partager les minutes d' extase. Le silence nous emplit jusqu' à la plus petite de nos cellules, l' heure présente devient méditation, contemplation de ces beautés africaines.
Puis le vent devenu plus fort, nous rappelle à la réalité. Saoules de trop d' oxygène, nous cherchons au plus vite, la dune qui nous abritera le temps du pique-nique. Le sandwich sera vite gobé. Il ne faudra plus traîner.
La tempête peut se lever d' un moment à l' autre. Nous pressons le pas...La marche devient plus lourde.
Le retour se fera avec du sable partout, dans les cheveux, les oreilles, la bouche, les yeux, mais c' est encore... notre sourire qui l' emportera !
Publié par little stella à 12:57:13 dans Radio médina | Commentaires (2) | Permaliens
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