
Nous n' avons pas voulu être raisonnables,
Nous avons préféré vivre au présent, ici
Et maintenant, Zac, sur nos cordes sensibles,
Sur nos corps essoufflés, mûrs et juteux comme fruits
Qu' un soleil tardif aurait poussés à table,
Sur notre table d' amour, gaie, perfectible...
Et les remparts se souviendront de nos baisers,
Et les ruelles...de nos mains toujours liées...
Y avait-il amants plus fous à Mogador ?
Et tes lèvres...que je réclamais encore...
Et puis nos fou-rires, nos matins de biscuits...
Resteront-ils dans ton cœur, ces jours et ces nuits ?
Ma plume aujourd' hui se languit, te rappelle...
Toi, tu voles, à cette heure, vers Bruxelles...
Tu adorais voir les mouettes d' Essaouira,
Et moi, ton oiseau d' acier, je le hais, ce soir.
Dessine une étoile sur ton calendrier,
Elle viendra peut-être, jusqu' à mon encrier...
Et mes mots s' envoleront en fleurs de satin,
Et mes lignes t' enlaceront comme des bras...
Com' ceux que je jetterai autour de ton cou,
Com' ceux que tu couvriras de ton souffle court...
Ton désir sera le mien, dans les mêmes draps,
Les mêmes cris, pour de mêmes et longs lendemains.
Solange Arcamone
( Ce texte figure aussi sur le site canadien: "La Passion des Poèmes"
où je publie mes poèmes depuis le 1° mars 2OO7...Voir mon blogroll )
Publié par little stella à 11:25:40 dans Intimité | Commentaires (6) | Permaliens

Et l' artiste chantait, l' oreille tout à son gambri...et Jamel lui répondait, dans une parfaite synchronicité...
Les doigts de Zacharias pinçaient les cordes et son cœur percutait aux rythmes gnawas.
Extase et recueillement...Répertoire traditionnel ou improvisation, les deux musiciens excellaient.
J' écoutais ces sons, si nouveaux pour moi.
Ils invoquaient aussi des entités invisibles, aux appellations étranges...le noir, le jaune, le vert, le rouge, le bleu, le blanc...
Rien que des forces et des énergies, appelées par des accords et des percussions.
Sur ces accents africains et arabo-berbères, les adeptes s' adonnent habituellement à la danse de possession, la "lila", ainsi qu' à la transe...
Et tandis que les musiciens se nourrissaient eux-mêmes, je ne voyais que ces gnawas, descendants d' esclaves noirs issus du Sénégal, du Soudan ou du Ghana...
Leurs chants sont restés libres...
( Le festival Gnawa d' Essaouira se déroulera cette année, du 19 au 23 juin ! )
Publié par little stella à 00:34:22 dans Radio médina | Commentaires (3) | Permaliens

Un athée et un croyant avaient le même docteur.
Chaque fois qu' ils se rencontraient dans la salle d' attente, c' était l' occasion de chamailleries et de piques venimeuses.
- Franchement, crois-tu que tu seras sauvé au dernier jour et que tu monteras au Paradis ?
Crois-tu vraiment tout ce qu' on te raconte dans la Bible et à l' église ? faisait l' athée, importunant le croyant en pleine lecture du Pèlerin Magazine.
- Je n' en suis pas certain, comme toi, je doute, mais j' ai espoir.
- Moi ? Mais je ne doute pas ! Je n' ai que de certitudes ! Par exemple, je peux t' assurer que Dieu n' y est pour rien dans ton mal au genou et qu' il se fiche complètement de ton sort.
- Tu ne sais pas de quoi tu parles. Finalement, tu es un croyant, toi aussi. Et je peux te le prouver...
- Ah ? J' aimerais voir ça ...
- Répondras-tu à mes questions sans détour ?
- Oui, je suis un athée honnête.
- Bon, peux-tu me dire comment s' appelle le docteur que tu es venu consulter ?
- Euh...non. C' est son remplaçant et son nom est imprononçable.
- Quand tu sortiras de son cabinet, est-ce que tu tenteras de déchiffrer son ordonnance à la recherche d' une éventuelle erreur, comme on le fait parfois avec le ticket de courses ?
- Non, bien sûr que non. C' est lui le doc, il sait ce qu' il fait !
- Es-tu un ami proche du pharmacien à qui tu tendras cette ordonnance ?
- Non, c' est une grande pharmacie et ce n' est jamais la même personne qui me sert au comptoir.
- Sais-tu déjà quel médicament il va te donner et quels sont ses effets secondaires ?
- Non
- Pourtant, tu l' avaleras sans sourciller ?
- Oui
- Eh bien, cher ami, je suis heureux de t' annoncer que tu es toi aussi, un homme de foi !
(Heureuse de vous faire connaître la dernière missive de Christian Godefroy... et le site
http://www.planetenonviolente.org )
Publié par little stella à 18:28:34 dans Spirituel | Commentaires (6) | Permaliens

Viens...Je te promets l' or de mon âge en détours,
La faille de ma voix sur un aveu d' amour,
Loin des questions qui fâchent, des regrets ancrés,
Des malentendus et des viles plaies portées.
Je te promets, oui, des fêtes sans remise,
Caressées, bercées par nos souffles en brise,
Forts de nos défaites enfin souriantes,
Faibles sous nos mains résolument aimantes.
Je te promets sans tout à fait te promettre,
Car je ne peux, hélas, à moi seule, tu sais,
Décider du lendemain, l' écrire en maître.
Vois... s' entremêler les jeux de notre Destin,
Père mystérieux et taquin à souhait,
Qui nous garde à jamais, prisonniers dans ses mains.
Solange Arcamone
Publié par little stella à 10:32:23 dans Intimité | Commentaires (4) | Permaliens

"Il n' y a qu' un certain château où il fait bon d' être enfermé...
Plutôt mourir que d' en rendre les clefs...C' est Mogador en Afrique ! "
( une jolie phrase de mon ami ZACHARIAS que je lui fais souvent répéter...)
Publié par little stella à 22:43:33 dans Radio médina | Commentaires (0) | Permaliens
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