On parle souvent de l' amour d' une mère, et peu de l'amour d' un père, de cet amour peu banal que je reçois depuis tant d' années. J' ai cru pendant longtemps, qu' Il préférait ses deux garçons mais aujourd' hui, je revois mes préjugés...
Je vais mettre une mer entre toi et moi. Mon coeur a besoin de nouveaux espaces...
Mon coeur a besoin d' un désert peut-être...où enfouir ses tristesses contenues, ses sanglots retenus. Ses attentes brûleront désormais sous le soleil d' une terre étrangère.
Mes yeux reflèteront d' autres visages, un nouveau port d' attache mais, crois-tu que je vais t' oublier ?
Comment oublier l' amour d' un père, quand il a été régulier, fécond, quand il a dressé des murailles pour me protéger chaque fois que c' était nécessaire, quand il m' a écrit jusqu' au bout de ses nuits blanches, quand sa générosité n' a jamais eu besoin d' être appelée, quand la maison n' a jamais manqué de rien ?
Comment oublier aussi, ton regard bas, un peu gêné, malheureux, quand tu as compris pour la toute première fois, que les vraies morsures de la vie ne m' épargneraient pas ?
Les années ont passé pourtant...J' ai encore grandi, j' ai encore appris. J' ai même vieilli et toi, tu me rappelles toujours au nid ! Est-ce normal ?
Pour me faire mieux renoncer à mes projets, tu me dis aussi que tu ne viendras pas à Mogador. T' es sérieux p'pa?...Pourquoi préférer me montrer tes peurs plutôt que tes encouragements? Pourquoi veux-tu anéantir mes derniers élans de liberté?
Laisse-moi prendre le large, travailler mon audace et revenir vers toi, l' émotion au bord des lèvres.
Et si cet éloignement, au fond, n' était qu' une fuite pour préparer le détachement... ne pas assister à ta fin... Y as-tu pensé?
Je décide de partir avant toi en quelque sorte, avec la conviction que ta main me tiendra bien de toute façon et qu' elle continuera à guider mes pas.
Accorde-moi cette dernière confiance pour que je m' en aille légère, tout à la joie de mes "semelles de vent"...
Solange
Publié par little stella à 18:53:38 dans Emotion | Commentaires (7) | Permaliens
"Tu es mon meilleur ami"...
une expression que je désire éradiquer de mon langage, parce qu' en la prononçant, j' élimine du même coup toutes les possibles amitiés et leurs multiples chemins de découverte.
Je suis dans la limitation, le séparatisme, je me cloître dans un seul monde.
"Tu es (aussi) mon ami"...serait plus juste, plus adéquat, plus ouvert, plus intégrant, plus participant à l' ensemble de nos toiles humaines que nous tissons sans relâche.
Etre reliée à toi, oui, mais en restant disponible pour les autres. Prendre chez tous, apprendre, se donner à chacun tout en renonçant à personne, dans l' abondance de la vie.
"Je suis votre meilleure amie?"...Non, dîtes plutôt...So, quelle part d' ombre vas-tu me révéler? Et, quelle part de toi vais-je te projeter? Notre jeu de miroirs est infini, comme nos facettes. Je me reconnais un peu en vous, vous vous reconnaissez un peu en moi.
Grandes âmes ou petites âmes, je vous cultive au nord, au sud, à l' est, à l' ouest, sur tous les parallèles et tous les méridiens de la planète. Sous toutes les latitudes, sous toutes les longitudes.
"Une âme est à elle seule un grand peuple" disait Lacordaire...alors, incarnez-vous en ces mots et... venez à moi.
Little stella
Publié par little stella à 19:52:35 dans Harmonie | Commentaires (21) | Permaliens
(Photo trouvée sur le Net)
Un coeur qui se cherche
C' est un mur de prières
Une étoile qui va naître
Un coeur qui s' éteint
C' est un jour orphelin
L' abandon d' une main
Un coeur qui babille
C' est l' amour qui scintille
Jusque dans les pupilles
Deux coeurs qui se trouvent
C' est une porte qui s' ouvre
Un lagon qui s' empourpre
Aux jeux de l' Amour
On se prend toujours...
Solange Arcamone
Publié par little stella à 08:15:15 dans Intimité | Commentaires (19) | Permaliens

photo protégée par copyright de Sensorie
Une missive de Christian Godefroy ce soir...
" Si vous êtes perçu comme compétent et capable, vous serez perçu comme un égal "
Un domestique, dans l' Antique Chine, laissa accidentellement tomber une goutte de thé sur le soldat qu' il servait.
Confus, il s' excusa mais le soldat était vexé: " Demain, chien, tu viendras te mesurer à moi. Je te donnerai une arme et l' on verra bien si tu es aussi doué avec l' épée qu' avec le thé. "
Le domestique n' avait bien sûr aucune expérience du combat. Il alla donc demander conseil à un ami, le maître Ketaïo.
Ce dernier l' observait alors qu' il servait le thé. Il remarqua le front du domestique, parfaitement lisse, et l' intense concentration qui se dégageait de tous les traits de son visage alors qu' il faisait couler un mince filet de thé dans les bols, sans qu' aucune goutte ne tombe à côté.
" Demain, lui dit Ketaïo, tu devras tenir ton sabre au-dessus de ta tête, comme si tu étais prêt à frapper le soldat. Regarde-le bien en face, avec cette détermination et ce calme que tu atteins lorsque tu me sers le thé."
Le lendemain au petit matin, le domestique suivit les conseils du maître. Le soldat était prêt à combattre mais il se tint sur ses gardes: il observait le domestique, stable sur ses appuis, serein. Il vissa son regard dans le sien et, après un long moment, le soldat abaissa son arme, s' excusa pour son arrogance et quitta les lieux sans se retourner.
Que nous apprend ce petit conte? Que dans la plupart des situations, le calme et la concentration sont des atouts essentiels: vous ne résoudrez peut-être pas tous les problèmes ou les conflits avec cette technique, mais vous forcerez au moins l' estime de vos collègues ou de vos proches. C' est le courage et la détermination du domestique qui ont stoppé les ardeurs du soldat et non la technique du sabre ou de la violence.
( message reçu 5/5 Chris...J' suis sûre que J.B , lui, il a la détermination, le courage et la tecchhnik !!! )
Publié par little stella à 22:17:53 dans De l' Education | Commentaires (3) | Permaliens
Je proclame haut et fort , mon soutien inconditionnel...
à Madame BORREL, veuve du juge Bernard Borrel sauvagement assassiné à Djibouti en 1995.
Je me souviens de leur mariage, dans le jardin de la demeure familiale...Quelles étaient belles les tables blanches juponnées, tout autour du cerisier...L' heure était au bonheur. Le jeune couple avait tout pour être heureux...
Quel courage et quelle détermination vous avez, chère Madame, dans cette lutte acharnée que vous menez depuis onze ans maintenant pour le rétablissement de la Vraie Vérité sur la mort ignoble de votre mari.
Je connais personnellement votre mère. Elle m' a tout raconté cet été...J' en avais les larmes aux yeux. Elle continue à vivre, comme vous, dans l' espoir du grand jour: celui de l' arrestation des salauds qui ont fait ça.
Je suis avec vous
( Lire l' article de ce jour dans NouvelObs.com : " L' affaire Borrel "...Combien de temps pour l' acceptation...sans parler...du pardon... )
Publié par little stella à 10:15:52 dans Emotion | Commentaires (16) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| >>
Depuis le 08-12-2005 :
719460 visiteurs
Depuis le début du mois :
13932 visiteurs
Billets :
495 billets
Commentaires