
Héhé...les gardes du corps du Père-Noël...
flingues dégainés et poches pleines de polonium 210...
c' est la mode !!!!
Publié par little stella à 13:05:58 dans Surprenant | Commentaires (10) | Permaliens

Je ne vous parlerai pas de Père-Noël aujourd' hui, mais de Père au Foyer, tout simplement.
C' est une note d' une grande féministe des années 70, Annie LECLERC, qui m' a mise sur la voie...
« Franchement, qu' y a-t-il de si bas, dans le travail d' une femme à la maison, pour susciter aussi unanimement votre répugnance ?
Faire la vaisselle, éplucher les légumes, laver le linge, repasser, épousseter, balayer, nettoyer les carreaux, torcher les enfants, leur donner à manger, raccommoder un pantalon usé...
Travail sombre ? mesquin ? ingrat ? stérile ? dégradant ?
Qu' en dit le travailleur à la chaîne ? le visseur de boulons ? le trieur de fiches ? le tamponneur de timbres ? la couturière à l' usine de confection ? et tant, tant d' autres ?
Mesquin ? sombre ? ingrat ? dégradant ? Un travail bigarré, multiple, qu' on peut faire en chantant, en rêvassant, un travail qui a le sens même de tout travail heureux, produire de ses mains tout ce qui est nécessaire à la vie, agréable à la vue, au bien-être des corps, à leur repos, à leur jouissance...
Ingrat , un travail où les résultats sont immédiats ? La maison prend un air de fête, le repas sent bon, l' enfant gazouille, ses fesses soyeuse à l' air, et pour une heure d' application rêveuse, un pantalon usé fera bien encore une année...
Mais, malheur, vous avez voulu que cela fût un service, du sacrifice, du dévouement et de la peine...
C' était un rare bonheur, ce travail si près de la jouissance. Il avait la valeur la plus haute, celle de la vie elle-même, ce travail si mêlé à la vie...
Ce n' est pas balayer ou torcher le bébé qui est mesquin, dégradant, c' est balayer angoissée à l' idée de tout le linge qu' on a encore à repasser en se disant que le repas du soir ne sera jamais prêt ; voir sans cesse différé le moment où l' on pourrait s' occuper des enfants, aérer l' humus de leur terre, les arroser, les porter à bout de bras, leur mettre des rires dans la voix et des questions sur les lèvres...
Ce qui est harassant, si pénible et douloureux, c' est que ces tâches, à force d' être dégradées, déconsidérées, s' accumulent entre les seules mains des femmes, et qu' elles s'y épuisent, véritablement happées dans un engrenage de nécessités auxquelles elles ne peuvent échapper.
Si ce travail était perçu à sa juste et très haute valeur, il serait aimé, il serait choisi, convoité autant par les hommes que par les femmes. Il ne serait plus ce boulet, cette oppressante, irrespirable nécessité. »
( Papa au foyer, de nos jours, chère Annie, c' est une réalité. De plus en plus de pères ne veulent pas que leur enfant connaisse la crèche, la nounou, la course, le remue-ménage que cela engendre. Ils ont fait le choix de cesser leur activité professionnelle pour rester à la maison, gérer leur foyer.
Encore peu nombreux en France, c' est vrai, mais"l' Homo Sapiens Paternatus" s' affirme.
Il est en train de remplacer le "Pater Familias", celui qui cousait les bouches des enfants, terrorisait les femmes et nourrissait largement les histoires de famille. Ah...le changement !
L'HSP a désormais son site : http://wwwpereaufoyer.com
Une seule remarque encore Annie...le raccommodage est bel et bien tombé dans les oubliettes et tout ça, grâce à la Madona de la Consomacion !!!)
Publié par little stella à 13:36:52 dans Interdépendance | Commentaires (9) | Permaliens

L' aquarelliste
Ce peintre détaille par petites touches
Des scènes du monde qui, au commun, échappent
Son pinceau subtil la lumière attrape
Et peut la déposer, glissée, entre deux couches.
Si elle s' étiole, il fait une retouche,
Si un sujet déplaît, alors il le rattrape
Et, en bon artiste, des rigueurs il s' échappe.
Si bien qu' à chaque fois sur une œuvre il débouche.
Grâce à un grand métier, l' art est facilité
Nous devons l' admirer avec humilité
Car c' est toute une vie d' une infinie patience
Qui se reflète au cœur de la révélation :
Il n' est jamais trop tard pour en prendre conscience
Alors prodiguons-lui notre admiration.
( Un grand bonjour à la Suisse et particulièrement à...
Gérald, auteur de ce sonnet tiré de son recueil
" Cent sonnets" déjà publié...
autant dire un forçat de la poésie ! )
Publié par little stella à 11:40:10 dans Cadeau | Commentaires (15) | Permaliens
Rien qu' à voir son thème...
j' peux dire que Ségolène va bananer la gauche !!!
Publié par little stella à 23:42:33 dans Démocratie | Commentaires (8) | Permaliens

Maison bleue, maison rose, maison blanche , maison de ville ou maison des champs, qui n' a jamais imaginé SA maison ?
La maison, le rêve de chacun, l' obsession de beaucoup, dès le plus jeune âge parfois...
« Le petit garçon décida qu' il bâtirait une maison quand il serait grand. Pas une maison japonaise, ni un igloo esquimau, ni une case africaine, ni un château fort, ni un immeuble.
Non, sa maison à lui ne ressemblerait à aucune autre.
Il la voit déjà : elle sera ronde ou presque ronde, comme une grosse boule sur un pied, transparente pour ses habitants- pas pour les autres- qui pourront voir à tout moment ce qui se passe au-dehors . Pas d' escaliers, pas de cloisons, mais beaucoup de petites pièces comme des niches. On passera d' une pièce à l' autre à l' aide de tapis roulants. Il y aura une table avec un repas toujours prêt, et beaucoup de coussins de mousse partout pour se reposer.
Mais surtout, surtout, cette maison-là pourra quitter la terre à tout moment : monter ou redescendre, ou s' éloigner selon les besoins. On pourra choisir d' en haut le coin de forêt où l' on veut se promener, ou survoler une rivière...
Le soir, on s' élèvera à cent ou deux cents mètres du sol, pour observer le ciel.
Puis, on s' endormira dans le silence étonnant des étoiles et des nuages. Et le jour, la maison redescendra afin que chacun puisse aller à son travail, à l' école, au marché.
En attendant de réaliser son rêve, le petit garçon construit des maisons, avec les jeux de construction qu' on ne manque pas de lui offrir pour Noël, ou pour son anniversaire. »
( extrait de « Jeunes années » de M. Marquet )
( Oui, il fait bon rêver quand en France, on compte 100 000 sans-abris et plus de 3 millions de mal-logés...
Et ce n' est pas la maison à 100 000 euros de Jean-Louis Borloo...
qui donnera un toit à ceux qui dorment en foyer ou dans la rue ! )
Publié par little stella à 11:02:15 dans Démocratie | Commentaires (10) | Permaliens
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