Une française a été agressée...Quelqu' un l' a suivie dans une ruelle...son sac a cédé: passeport, cartes bleues, argent, carnet de chèques, elle a tout perdu !
Un vol à l' arrachée qui devrait en alerter plus d' une, trop insouciantes ou trop confiantes...
Eh bien non, chers lecteurs, ne vous méprenez pas, cette femme n' était pas moi !
Halte à la psychose, à la propagande de la peur, même si les déboires ne m' ont pas épargnée, ces dernières semaines...
Ordres, contre-ordres, prises sans fil, fils sans prise, canalisation percée, carrelage à casser, robinets inversés, verrou contrarié, téléphone mal configuré, connexion retardée, rendez-vous manqués...des aléas tout à fait normaux, paraît-il, et qui ont bien failli me faire perdre patience. Mais bon, je suis encore debout, la tête en place et...en forme !!
Très heureuse de me retrouver à nouveau parmi vous. Les affres de l' installation commencent à s' estomper. Je redeviens sensible à la lumière, aux cris des goélands, aux chatoiements de l'océan sous les remparts de Mogador.
J' ai passé l' après-midi à courir les boutiques de tissus. Broderies, galons de perles, velours chamarrés, voilages satinés...Je baignais dans une incroyable sensualité, dans un harem surprenant, dans un érotisme mystérieux.
Delacroix me revenait à l' esprit, avec ses « Femmes d' Alger », excitantes de nonchalance, Renoir...
Toucher, caresser les fibres scintillantes, s' étonner de cette grande diversité de couleurs et d' harmonies, abandonner définitivement la neutralité pour adopter le caractère, le cachet de l' Orient.
Mon intérieur sera ouaté, drapé, ourlé d' un rien de préciosité et pourtant si plein de simplicité...
Celle que j' aime préserver au-delà des apparences...
Bonjour à tous ! Comment allez-vous ?
Publié par little stella à 01:46:29 dans Radio médina | Commentaires (10) | Permaliens
Tous vos bons vœux ont rallumé mes lanternes...merci !
L' heure bleue a sonné au cadran de mes jours puisque j' ai joliment viré à bâbord, cap sud-ouest jusqu' à Essaouira.
Plus de deux mille kilomètres nous séparent mais à l' échelle planétaire, ce n' est qu' un petit déplacement sur Gaïa.
Gaïa l' unique, l' intrépide courtisane d' Hélios !
Gaïa, avec qui nous évoluons dans le cosmos sans en avoir réellement conscience. Nous sommes pourtant de la partie, à tout instant, à chaque seconde, malgré nos belles cacophonies et nos désordres ambiants.
Des murs tremblent, des portes claquent et le dialogue de sourds continue. Les possédants contre les possédés, les gouvernants contre les gouvernés.
Ici , on dort sous des tentes, là, dans des palais ostentatoires.
Et la Terre qui roule, qui roule, en vingt-quatre heures et en trois cent soixante cinq jours, imperturbable.
Et la Terre qui s' incline et qui se relève, à chaque saison...Mécanique céleste qui nous passe par-dessus la tête, qui nous dépasse...Ne sommes nous pas plus facilement dans les nuages que dans l' espace ? Vaudrait mieux ne pas perdre la boule, non ? En attendant, c' est Elle qui nous garde...Quel amour et quel exemple !
La banquise pourra fondre...aucune importance ...si la misère du cœur, elle, recule .
Briser les glaces de l' ignorance, de la fatalité, de l' intolérance, en faveur d' un réchauffement entre les peuples...
Accepter que chaque être, chaque forme de vie ait sa place, pour un meilleur « savoir être » ...Choisir la coopération plutôt que la compétition.
Je me souviens des paroles de Patrice Brasseur...
« Ne croyez surtout pas que la Terre ira mieux le jour où tout le monde pensera de la même manière et surtout comme vous ! Combien de personnes sont persuadées que si tout le monde écoutait mes conférences par exemple, le monde irait mieux ; si tout le monde croyait en la réincarnation, ou si tout le monde avait le même Dieu...Non !
Là, nous sommes encore dans la compétition, à croire que notre idée est la meilleure ! Chacun a sa vérité au niveau de conscience où il est.
L' attitude de paix intérieure découle de cette compréhension aimante, qu' il ne faut pas confondre avec la nécessité de mettre hors d' état de nuire toute personne, société, pays, momentanément malfaisant.
Si vous êtes dans cette paix intérieure, cela vous ouvre à une confiance de vie, dans le processus de vie, cela vous donne de l' écoute, de la tolérance, une ouverture d' esprit par rapport à tous et à toute chose, qu' il s' agisse d'humains, de plantes, de pierres, de rats, d' araignées ou de serpents ! »
Sage enseignement que je vous transmets ce soir...A nous de l' appliquer au mieux.
Je vous écris d' un cyber-café. Que croyez-vous qu' il se passe en moi ?
Je vous laisse deviner l' émotion qui m' envahit à l' idée d' être loin de vous et si proche en même temps, chers lecteurs, chère famille, chère Sandra...
Mais je reste sereine car je sais, comme les gens d' ici, qu' un hasard vaut mieux qu' un rendez-vous. C'est le hasard qui m' a menée ici et je crois qu' il a bien fait les choses. Fallait juste lui faire confiance.
Je souhaite donc, à chacun d' entre vous, une multitude de hasards qui feront de vous...
" les fous les plus sages de l' espèce à deux jambes et sans plumes dont vous avez l' honneur d' être..." Bonne et heureuse année 2007 !
( J' suis encore dans les temps...sauf pour Saïd, le maître des lieux, qui vient de rallonger la facture...Business is business ! )
Publié par little stella à 20:03:02 dans Radio médina | Commentaires (9) | Permaliens
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