<< Un trésor de sansonnet | L'Homo Sapiens Paternatus | Ambiance polar >>

Je ne vous parlerai pas de Père-Noël aujourd' hui, mais de Père au Foyer, tout simplement.
C' est une note d' une grande féministe des années 70, Annie LECLERC, qui m' a mise sur la voie...
« Franchement, qu' y a-t-il de si bas, dans le travail d' une femme à la maison, pour susciter aussi unanimement votre répugnance ?
Faire la vaisselle, éplucher les légumes, laver le linge, repasser, épousseter, balayer, nettoyer les carreaux, torcher les enfants, leur donner à manger, raccommoder un pantalon usé...
Travail sombre ? mesquin ? ingrat ? stérile ? dégradant ?
Qu' en dit le travailleur à la chaîne ? le visseur de boulons ? le trieur de fiches ? le tamponneur de timbres ? la couturière à l' usine de confection ? et tant, tant d' autres ?
Mesquin ? sombre ? ingrat ? dégradant ? Un travail bigarré, multiple, qu' on peut faire en chantant, en rêvassant, un travail qui a le sens même de tout travail heureux, produire de ses mains tout ce qui est nécessaire à la vie, agréable à la vue, au bien-être des corps, à leur repos, à leur jouissance...
Ingrat , un travail où les résultats sont immédiats ? La maison prend un air de fête, le repas sent bon, l' enfant gazouille, ses fesses soyeuse à l' air, et pour une heure d' application rêveuse, un pantalon usé fera bien encore une année...
Mais, malheur, vous avez voulu que cela fût un service, du sacrifice, du dévouement et de la peine...
C' était un rare bonheur, ce travail si près de la jouissance. Il avait la valeur la plus haute, celle de la vie elle-même, ce travail si mêlé à la vie...
Ce n' est pas balayer ou torcher le bébé qui est mesquin, dégradant, c' est balayer angoissée à l' idée de tout le linge qu' on a encore à repasser en se disant que le repas du soir ne sera jamais prêt ; voir sans cesse différé le moment où l' on pourrait s' occuper des enfants, aérer l' humus de leur terre, les arroser, les porter à bout de bras, leur mettre des rires dans la voix et des questions sur les lèvres...
Ce qui est harassant, si pénible et douloureux, c' est que ces tâches, à force d' être dégradées, déconsidérées, s' accumulent entre les seules mains des femmes, et qu' elles s'y épuisent, véritablement happées dans un engrenage de nécessités auxquelles elles ne peuvent échapper.
Si ce travail était perçu à sa juste et très haute valeur, il serait aimé, il serait choisi, convoité autant par les hommes que par les femmes. Il ne serait plus ce boulet, cette oppressante, irrespirable nécessité. »
( Papa au foyer, de nos jours, chère Annie, c' est une réalité. De plus en plus de pères ne veulent pas que leur enfant connaisse la crèche, la nounou, la course, le remue-ménage que cela engendre. Ils ont fait le choix de cesser leur activité professionnelle pour rester à la maison, gérer leur foyer.
Encore peu nombreux en France, c' est vrai, mais"l' Homo Sapiens Paternatus" s' affirme.
Il est en train de remplacer le "Pater Familias", celui qui cousait les bouches des enfants, terrorisait les femmes et nourrissait largement les histoires de famille. Ah...le changement !
L'HSP a désormais son site : http://wwwpereaufoyer.com
Une seule remarque encore Annie...le raccommodage est bel et bien tombé dans les oubliettes et tout ça, grâce à la Madona de la Consomacion !!!)
Publié par little stella à 13:36:52 dans Interdépendance | Commentaires (9) | Permaliens
28-12-2006 19:15
De CHAMINOU Sujet:
Wurf ! Url: [Liens]
08-12-2006 12:36
De little stella
Sujet:
Bon, je vois... Url: [Liens]
08-12-2006 11:33
De racbogoss
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Le père y perd ou le père hyper? Url: [Liens]
07-12-2006 12:51
De Little stella Sujet:
Ce n'est pas... Url: [Liens]
07-12-2006 11:58
De Frenchmat
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bonjour So, Url: [Liens]
06-12-2006 22:12
De Little stella Sujet:
Ce travail n' est pas rémunéré... Url: [Liens]
06-12-2006 21:11
De Frenchmat
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Bonsoir So, Url: [Liens]
06-12-2006 21:02
De Little stella Sujet:
j' suis sûre... Url: [Liens]
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